
La chenille processionnaire grignote la carte. À son aise dans les contrées sous influence méditerranéenne, elle s’est acclimatée dans le Sud-Ouest et a poursuivi vers le nord. Aujourd’hui, elle distribue ses poils urticants jusqu’aux forêts franciliennes. En Espagne, les études récentes attestent sa progression en altitude, où elle s’attaque aux forêts anciennes. Des observations réalisées en 1961 montrent qu’à cette époque, elle ne s’était pas encore risquée au nord d’une ligne tracée entre le sud de la Bretagne et les Alpes. Dans les labos, on s’accorde à y voir la patte du réchauffement climatique.
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