« La première fois c’était jeudi soir dans une chambre. Il faisait un bruit d’hélicoptère. Cela m’a amené à penser que ce n’était pas un moustique comme les autres qui font un bruit beaucoup plus aigu. » Le retraité, installé sur les hauteurs de Champniers, s’arme d’un torchon pour tenter d’assommer l’insecte. « Comme je ne l’ai plus revu ni entendu, je suis allé me coucher et, ce matin (hier matin NDLR) en entrant dans la salle de bains, j’ai, à nouveau, entendu le bruit d’hélicoptère… J’ai pris un torchon et, cette fois, je l’ai eu ! »
Sonné, le moustique s’est laissé attraper et mettre dans le lavabo. « Je lui ai enlevé une aile pour l’empêcher de voler. Il respirait encore. J’ai été surpris en découvrant qu’il était tigré sur le corps et aussi sur les pattes. Il a de drôles d’antennes aussi. »
Vincent Albouy, président de l’Office pour les insectes et leur environnement (OPIE) en Poitou-Charentes, est surpris par cette découverte.
« Les foyers de moustiques tigres ont été répertoriés entre Nice et Marseille. Ça fait un peu loin d’ici. À moins qu’un moustique ait voyagé par avion. S’il avait été poussé par les vents, il l’aurait été sur 100 ou 150 km, pas plus. Et en plus, les vents sont contraires… Il faut savoir aussi s’il y a un ou plusieurs individus. »
Après avoir examiné la photo du moustique de Champniers, le spécialiste est formel. « Il ne s’agit pas du moustique tigre (Aedes albopictus), mais du cousin annelé (Culiseta annulata), très commun partout pendant presque toute l’année.
Les femelles hivernent dans les maisons, les grottes et autres cavités souterraines naturelles ou humaines. Elles piquent avec férocité. On les rencontre communément dans les jardins, les prairies et les bois. « La larve peut vivre partout, y compris dans les eaux polluées. Elle se développe souvent dans les réservoirs domestiques d’eau de pluie. »
source : sudouest.fr
